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NO COMMENT!

Le blogueur fait parfois des choses étranges. Il ordonne (" A voir absolument"), milite pour le "manger-bouger" ("Courez-y") ou se livre avec impudeur ("mon ressenti"). Il tient aussi les comptes et s'auto-valide au nombre de pouces levés sur Facebook. Il lui arrive même de pester contre les lecteurs qui privilégient le Favori au Retweet. "Commente-moi", réclamais-je ainsi ces dernières semaines...

 

Pourtant au début, je redoutais terriblement ces mots souvent anonymes venus de nulle part. J'avais pu constater sur Twitter que la pratique de la petite remarque assassine, gratuite et non revendiquée est fort répandue. Et puis, les premiers mots ont été ceux de l'encouragement (clin d’œil à Lacenaire, premier commentateur du blog). Aujourd'hui, quelques lecteurs-amis ont répondu à l'appel étrange et assez incompréhensible (clin d'oeil à Barbara) lancé au début du mois, chacun à leur manière, toujours avec humour et bienveillance (petit rappel: on peut aussi me chercher des noises!). Critique clandestine semble avoir les lecteurs les plus sympathiques de la blogosphère. Merci à eux. Merci aussi aux lecteurs qui ont choisi la discrétion. Après tout, je ne peux les blâmer, moi qui ai choisi la clandestinité.

 

(Les contributions sont publiées dans leur ordre d'arrivée)

 

Octave, morettien anti-léthargique.

NO COMMENT!

Vincent, Inisfree, blog millésimé de 10 ans d'âge.

 

"Donc, moi qui fonctionne encore à l'ancienne, j'inaugure ce fil de commentaire en vous souhaitant un bon anniversaire et au moins dix comme celui-ci."

 

Vincent, Le Journal Cinéma du Dr Orlof, blog millésimé de 10 ans d'âge. Docteur et guide.

 

"Je ne sais plus qui était l’auteur de cette critique (il me semble me souvenir qu’il s’agissait d’une femme) mais j’ai gardé en mémoire la remarque qu’elle faisait à propos du film de Chantal Akerman : Portrait d’une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles. Je ne me souviens pas de ses termes exacts mais, en gros, elle disait que dans une classe bruyante, le meilleur moyen de se faire entendre était de baisser le ton.

Quand je pense à Critique clandestine (un nom de blog qui résonne déjà comme un aveu) c’est cette remarque qui me vient immédiatement à l’esprit. Céline est arrivée beaucoup plus tard que nous autres dans la bruyante cour de récréation des blogs. Et en très peu de temps, elle est parvenue à faire entendre sa voix sans tambour ni trompette mais en « baissant d’un ton », préférant le temps de la réflexion au tapage de l’avis péremptoire et de la critique d’ « humeur ».

On ne lira donc pas des avis sur tous les films vus par Céline et ses critiques viendront parfois bien après le visionnage. C’est ce temps de réflexion qui donne à son blog sa rigueur, ce ton si particulier et son acuité. Mais, fort heureusement, notre amie Céline ne se limite pas à la froideur de l’analyse « scientifique » du film : elle a compris que l’intérêt des blogs réside également dans leur dimension « intime ». Plus que du regard de l’expert (qu’elle possède pourtant), son blog témoigne d’un véritable dialogue avec les œuvres. Et ses bloc-notes que nous attendons tous fébrilement en sont le plus bel exemple.

Débarquer dans l’univers des blogs aujourd’hui peut se révéler très frustrant : sentiment de prêcher dans le désert, raréfaction des commentaires, conscience que le débat cinéphile s’est déplacé ailleurs (sur Facebook ou Twitter où nous échangeons régulièrement). Pourtant, cet espace reste précieux pour faire vivre une parole cinéphile singulière.

Céline a choisi la clandestinité et la discrétion plutôt que les sunlights des blogueurs « influents » (cette blague !) mais en un an d’existence, son blog a déjà fait entendre une petite musique qui le rend infiniment précieux…"

Oriane, blogueuse experte et précieuse.

 

"Face à l'exercice proposé par Céline, je me suis plongée dans les archives des commentaires de mon propre blog, bien plus ancien que ces très belles Critiques Clandestines. J'y ai retrouvé les traces d'une Mme SP qui, suivant mes balbutiements de jeune lycéenne et cinéphile, soutenait également mon travail de blog. Elle avait ainsi accompagné en mots précis ma critique croisée du Mystère de la chambre jaune et de Sherlock Holmes (où se trahissait le penchant podalydèsien) ou teinté d'ironie mon article sur les Césars de l'époque.
Merci à Céline donc, et, en te remerciant de ces traces fugitives sur mon blog, voici mon premier commentaire pour souffler ta première bougie, ainsi que quelques notes de guitare par Bruno..."

 

FredMJG, insatiable chasseuse nocturne de films.

 

"J'viendais pour le bloc note ! Il est où ? En train de jouer au morpion sur ses petits carreaux ?!
Bon, pour les comm' je me sens pas trop visée j'ai souvenance que nous avons échangé sur le corps de Jason Siegel...
Maintenant, pour les 1 an, Matthew qui n'est toujours pas redescendu de ses étoiles a un message pour toi...
Ici :

http://foliesdegifs.tumblr.com/post/103193494418/bon-anniversaire-critique-clandestine
Promis, pour les 2 ans, il viendra avec des potes ^^"

 

Josué, outsider et rafistoleur de talent.

 

"Je voulais participer à l'anniversaire de ce blog que je suis avec plaisir (pour les blocs-notes, notamment, ciné-journal qui ne dit pas son nom) sans toutefois trop savoir comment. Et puis je suis tombé sur cette émouvante critique de Peau d'âne signée Maxime. Que Céline me pardonne mais la vérité sort de la bouche des enfants, je citerais donc ces quelques mots d'une jeune plume invitée (mais déjà bien avisée) pour contribuer à la fête : "Au cinéma, tout est plus grand et plus beau."

 

Barbara, moustache de souris à chat expert en cinéma roumain et bilingue.

 

"Je te jure que je voulais faire un commentaire touchant dans lequel je raconterai à quel point ta présence dans mon twitter est importante, à quel point ton avis m'intéresse, et combien j'ai d'estime pour toi et ton blog (qui fête dignement sa première année d'existence et qui n'a rien à envier aux plus anciens) mais Celestine (à défaut de danser sur Flashdance (j'ai essayé de lui apprendre mais rien à faire, elle s'en sort pas au niveau du porté)) a commencé à lire un livre qui trainait sur le cinéma roumain!Alors j'ai pris une photo. Tu comprendras j'en suis sûre!"

Bises !

Barbabou

 

NO COMMENT!

Jérôme, meilleur ami certifié depuis 27 ans. 300 films/an.

 

"C’est vrai que je le commente peu ce blog, (pas en fait même)…déjà, c’est le seul blog que je lis (bon, çà c’est pas une excuse)…Il y a plusieurs raisons objectives (si, si..) pour ne pas le faire :  

 

  1. J’ai la chance de lire une bonne partie des critiques avec un peu d’avance, souvent dans un message privé facebook, accompagné en introduction d’un « c’est nul, je crois que je vais jeter ». Du coup, je ne lis pas toujours tout sur le blog pourtant bien plus pratique en fait, ces articles toujours magnifiquement illustrés….ah ces photos d’Under The Skin, Eastern Boys, etc…​

  2. Parfois, j’accompagne dans la clandestinité la rédac’ chef dans ses dérives cinéphiles parisiennes, et du coup, mes commentaires je les fais en direct autour d’un grand café. 

  3. Même quand je ne partage pas totalement la bienveillance ou, au contraire, les déceptions exprimées dans ces pages; bien souvent, je me rends compte, par la qualité de rédaction et d’analyse que l’avis "se tient"… ça peut être agaçant des fois quand même le talent - ;) 

  4. Enfin, perso, je peux aimer un film juste pour une BO (même un morceau de BO), une séquence où la musique va tout emporter, un dispositif un poil rigide et hypnotique, un regard ou un geste d’actrice…et ça, souvent c’est un peu light dans l’argumentation, je fais pas le poids…mais j’assume la mollesse de ma subjectivité- ;)

 

Et pourtant ce blog, qui fête son premier anniversaire ben, je serais bien embêté de ne plus l’avoir comme regard légèrement décalé sur les actualités cinéphiles. Combien de critiques partagées (exemple avec le dernier Saint Laurent) avec juste comme commentaire "pas mieux" (je suis un mec loquace...) et surtout combien de conversations autour de ces films, de ces moments partagés retrouvés en filigrane dans ces écrits… Un fil rouge essentiel entre Nancy et la capitale, qui me rattache à son auteur à qui je dois en grande partie mon goût pour le cinéma. Maintenant que la première année est passée, le rythme s’est installé, il est grand temps que ces critiques sortent du secret de la clandestinité !!!"

 

 

Jennifer - aka Kezako - et son joli Kdo.

 
NO COMMENT!NO COMMENT!

"Chère Clandestine,

 

Désolée pour le retard, je voulais publier un commentaire, mais au moment d’appuyer sur « Envoyer », mon écran m’a englouti dans une faille spatio-temporelle, digne d’un vrai casse-tête chinois

 

Je me suis retrouvée au Grand Budapest Hotel, dans une chambre bleue, affalée comme une loque sur le plancher (deux centimètres de plus, et j’étais sur le matelas ; bref).

Relativement sonnée et complètement à l’ouest, j’arrive à me lever et me diriger vers la fenêtre -histoire d’avoir un peu d’Her frais (…) -, et vais pour écouter les grandes ondes locales…

Mais à peine le dos tourné, énorme vacarme et que vois-je : Crocmou (!)

Tonnerre de Brest, je n’en crois pas mes yeux, me demandant si je n’avais pas trop abusé du « aimer, boire et chanter » hier soir, mais non : la pièce est devenue Blue Ruin

Mais bon, tu te doutes bien que, face à ce petit être mignon, tout passe outre…

 

Avec ses petits cris et ses grandes wings, le dragon tente tant bien que mal de me dire qu’il a mis deux automnes et trois hivers pour arriver jusqu’ici, et qu’il a besoin de moi pour relooker la Reine de Neiges

En t’évitant l’histoire des sempiternelles séances de lutte survenues dès le plus jeune âge concernant les codes vestimentaires, et n’ayant ainsi ni les qualités, ni les goûts de Cristina Cordula, je lui propose d’aller voir Saint-Laurent.

 

On décolle, et grâce à l’odorat hyper-développé du petit monstre noir, on retrouve le renommé couturier à la National Gallery. Sans perdre une minute, et avec zéro de conduite (en même temps, avec un dragon…), on l’embarque, et on part direction le pays des bonhommes de neiges.

 

Arrivés sur place, nous jurons notre loyauté envers la reine (ne sachant que dire, je sors le serment d’Hippocrate dans un semblant de yaourt bulgare, le tout sur la vie d’Adèle…), avant de l’apercevoir, vêtue d’une peau d’âne. Saint-Laurent s’approche alors doucement d’elle, et la contemple attentivement sous toutes les coutures… Avant de s’écrier, tout fier :

 

« Jersey, boys ! »

 

Après je me suis réveillée, tête sur le clavier, et une page vierge du Bloc-notes ouverte…"

 

 

 

 

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Céline P.


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